« La vie est un trouble obsessionnel compulsif »

Titre alternatif : « Le sommier de la douleur… »

J’ai toujours fait ce qu’il fallait pour survivre (la, je me met toute la communauté Végane à dos avec ce dessin, c’est de l’humour, je tue pas de petits lapins ! …. – C’est tout doux les petits lapins.)


Comme si j’avais des réserves d’énergies inépuisables s’activant au moment opportun. Mais récemment je me sens un peu encroûtée. Parait que c’est l’âge.

Ça va faire un an que j’ai ce merveilleux matelas à mémoire de forme qui te permet de dormir sombrer comme une patate lorsque tu rentre un peu trop imbibé à trois heures du matin. – Comme une plume, ou comme le pigeon à qui appartient la plume – et te réveiller quelques heures seulement plus tard, avec un dos d’une vigueur de nymphe virginale d’une quinzaine d’années. – Au moins! –

Sauf que voilà. A l’époque je n’avais pas le budget pour un sommier. C’est bien dommage. Puis vint le budget, mais la procrastination aidant, j’ai jamais achetée de sommiers.

Puis l’idée m’est venue comme une courante maladie et j’ai enfin procédé à cette douce folie – ô combien salvatrice – qu’est l’acquisition d’un sommier Queen size.

Ça c’est l’introduction du projet de base, c’est la théorie d’un monde simple et accessible.

La réalité est tellement plus drôle que le fantasme ! Et elle commence maintenant :

Nous sommes donc le 08 Septembre 2017 – C’est à cet instant précis que vous remarquez que je suis toujours en retard.. Ou en avance, ça dépend du point de vue. Vous laisse méditer là-dessus tiens – Les livreurs arrivent comme dans un rêve à l’heure, presque en avance mais la vibration du téléphone n’augure rien de bon.

– « Il passe pas là, le sommier ! »

– « Comment ça, il passe pas le sommier ? »

Ah ben oui il passait pas là le sommier… Ce n’est pas grave, un léger contretemps, on annule, on dit au-revoir aux doux rêves qui étaient à venir, on re-balance en hâte le matelas au sol, en évitant d’écraser Yoshie, -Après tout, elle n’a rien demandé, elle- et on re-commande un sommier double -cette fois, on devrait être bon-

Ouais. Ça c’était en considérant que l’on fait les choses bien, sans se presser. Mais Anthares, elle n’aime pas attendre, elle n’aime pas les contretemps et pire encore : elle n’aime pas repasser une commande pour laquelle il lui a déjà fallu deux ans de réflexion pour passer à l’action. -C’est pas pour rien que Saturne est la planète que j’affectionne le plus hein- Puis sur un clic, on ne peut pas trop se planter…. Si ?

Pour tout vous dire, la-dite commande devait donc, outre arrivée en bas de l’immeuble, arrivée un vendredi surtout.

Et c’est là que moi et mes petits bras musclés on a un problème. C’était sans compter sur Rouginou posant un RTT par pur altruisme moyennant des pancakes tout chaud – Je te préviens que si tu commente cette allégation, je le modère sur le champ – Bref le jour tant merveilleux arrive.

Pumpkine la reine du planning a tout prévue : Le matin, en deux temps, trois mouvements, sommier monté dans la chambre, et l’après-midi ni-une, ni-deux direction gare de Mickey afin de prendre le train et de retrouver le sud natal pour une semaine de vacances bien méritée.

Bon. Encore une fois, nous sommes dans une étape du fantasme très importante que compose ce planning concocté aux petits oignons.

-Un joli fantasme ouais.-

Parce que la réalité est bien plus drôle et incroyable.

Ce n’est pas de faire lever le Rouginou avant 10h qui a atténué ma foi. Non, celle-ci s’est étiolée vers midi, lorsque qu’arrivé à la quasi fin du créneau horaire de livraison -sans l’ombre d’un **** de pied de sommier en vue, commande annulée donc le jour même, vous l’aurez compris – pour me faire pardonner, je décide d’offrir généreuse le restaurant du midi.

On sera enfermés dehors – évidemment les clefs sont restées bien au chaud dans la valise – La même qui doit quelques heures plus tard se retrouver dans la douce chaleur du sud. Oui. C’est complètement mal barré. La loi ne me permet pas de vous révéler comment on à réussi à rentrer sans avoir à contacter un serrurier.

Mais quand-même, on en vit de ces aventures sur Paris dis-donc ! -laaaa, tu as le droit de commenter Rouginou-

Je passe sur le train retardée, et le fait que je sois tombée malade sous une chaleur écrasante, -tomber malade à cause du froid c’est trop hasbeen- mais eyh ! Elles étaient top ces vacances !

Depuis j’ai bien finie par être livrée quand-même… Mais c’est une autre histoire. Au moins, lorsque je me couche maintenant, je me dis que je suis exactement 25 cm plus près des étoiles… – Gattaca Style toi même tu le sais –

Je me sens vieille….

See you soon space cowboy !

9 réponses sur “« La vie est un trouble obsessionnel compulsif »”

    1. Le fuseau horaire des tourdumondistes !
      Ah je te jure quelle journée ! A Piiiiied que je serais venue quand même 😀

  1. Oh punaise, cette histoire, c’est vraiiiii ! Le coup de flippe. Depuis, avant de sortir, y’a un « t’as les clefs ? « , comme une sorte de rituel post traumatique.

    (Rouginou, il a des super pouvoirs)

    1. Bien sûr qu’elle est vraie ! Toutes mes histoires sont vraies :p

      Par contre c’est en effet – aussi – un vrai traumatisme! De toute manière il y aurait cent histoires à conter sur « Pumpkine et les jours de trains » tellement c’est symptomatique 😀

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