« We can do It ! « 

Donc le 10 c’était mon anniversaire, je vieillie, mais surtout j’accumule les projets, et en ce moment c’est l’Opération optimisation de cuisine qui me prend tout mon temps…

Il vous faut imaginer devoir aller chercher un livre ranger tout au fond d’une bibliothèque, derrière quatre rangées de bouquins.

Bon ben vous sortez tout les ouvrages, les déplacer, les poser ailleurs. A la dernière rangée vous n’avez plus de place de l’autre côté de la bibliothèque. Damn it ! Vous commencez donc à les poser par terre à vos pieds.

Enfin ! L’ouvrage tant désiré pour lequel vous avez littéralement remué ciel et terre est là, vous vous en emparer donc, au bout de dix minutes vous le ranger et vous réarranger les bouquins sur les quatre rangées.

Ce bouquin vous en avez besoin régulièrement, mais il ne passe pas dans la rangée principale, il n’a sa place que là ou il est. Sauf qu’à chaque fois que vous en avez besoin, vous devez déplacer absolument tout les bouquins qui sont devant.

Franchement. Vous le faite deux mois. Un an si vous êtes moi.

Puis vous vous mettez à chercher une autre bibliothèque.

Sauf que dans la pièce, vous pouvez pas mettre une autre bibliothèque. Vous pouvez pas taper dans les standards actuels, alors vous prenez vos petites mimines, et vous vous dites :

« Je vais le faire ce meuble ! »

Et comme j’aime bien me casser les… laisser mon imagination partir très loin, on va pas se laisser contenter par de vulgaires étagères. – enfin presque –

Vous monter un plan projet, avec un devis, les partenariats, le budget, les risques et les séquences ; vous préparer même les feuillets qui vont être scotcher le jour J dans l’ascenseur de la résidence, histoire de prévenir vos chers voisins des travaux qui vont durer au moins un an, – parce que hé, il y a quand même trois étagères à monter –

D’aucuns diraient que je suis tarée. – Oui, j’aime bien le concept –

D’aucuns diraient que je m’ennuie dans ma vie. – Je leurs réponds : Oui, évidemment ! –

J’ai toujours pleins d’idées donc, pas de problème avec ça ; je me dis toujours que c’est absolument faisable. Dans ma tête ça semble même facile !

Bref, j’ai finie à Brico-depôt. Pour acheter un meuble tout fait on s’entend…

Un jour j’achèterais un atelier avec des murs gigantesques, des verrières gigantesques, et une mezzanine et ouais je conceptualiserais ma décoration intérieure. En attendant je vais rester locataire…

See you soon space cowboy !

« La vie est un trouble obsessionnel compulsif »

Titre alternatif : « Le sommier de la douleur… »

J’ai toujours fait ce qu’il fallait pour survivre (la, je me met toute la communauté Végane à dos avec ce dessin, c’est de l’humour, je tue pas de petits lapins ! …. – C’est tout doux les petits lapins.)


Comme si j’avais des réserves d’énergies inépuisables s’activant au moment opportun. Mais récemment je me sens un peu encroûtée. Parait que c’est l’âge.

Ça va faire un an que j’ai ce merveilleux matelas à mémoire de forme qui te permet de dormir sombrer comme une patate lorsque tu rentre un peu trop imbibé à trois heures du matin. – Comme une plume, ou comme le pigeon à qui appartient la plume – et te réveiller quelques heures seulement plus tard, avec un dos d’une vigueur de nymphe virginale d’une quinzaine d’années. – Au moins! –

Sauf que voilà. A l’époque je n’avais pas le budget pour un sommier. C’est bien dommage. Puis vint le budget, mais la procrastination aidant, j’ai jamais achetée de sommiers.

Puis l’idée m’est venue comme une courante maladie et j’ai enfin procédé à cette douce folie – ô combien salvatrice – qu’est l’acquisition d’un sommier Queen size.

Ça c’est l’introduction du projet de base, c’est la théorie d’un monde simple et accessible.

La réalité est tellement plus drôle que le fantasme ! Et elle commence maintenant :

Nous sommes donc le 08 Septembre 2017 – C’est à cet instant précis que vous remarquez que je suis toujours en retard.. Ou en avance, ça dépend du point de vue. Vous laisse méditer là-dessus tiens – Les livreurs arrivent comme dans un rêve à l’heure, presque en avance mais la vibration du téléphone n’augure rien de bon.

– « Il passe pas là, le sommier ! »

– « Comment ça, il passe pas le sommier ? »

Ah ben oui il passait pas là le sommier… Ce n’est pas grave, un léger contretemps, on annule, on dit au-revoir aux doux rêves qui étaient à venir, on re-balance en hâte le matelas au sol, en évitant d’écraser Yoshie, -Après tout, elle n’a rien demandé, elle- et on re-commande un sommier double -cette fois, on devrait être bon-

Ouais. Ça c’était en considérant que l’on fait les choses bien, sans se presser. Mais Anthares, elle n’aime pas attendre, elle n’aime pas les contretemps et pire encore : elle n’aime pas repasser une commande pour laquelle il lui a déjà fallu deux ans de réflexion pour passer à l’action. -C’est pas pour rien que Saturne est la planète que j’affectionne le plus hein- Puis sur un clic, on ne peut pas trop se planter…. Si ?

Pour tout vous dire, la-dite commande devait donc, outre arrivée en bas de l’immeuble, arrivée un vendredi surtout.

Et c’est là que moi et mes petits bras musclés on a un problème. C’était sans compter sur Rouginou posant un RTT par pur altruisme moyennant des pancakes tout chaud – Je te préviens que si tu commente cette allégation, je le modère sur le champ – Bref le jour tant merveilleux arrive.

Pumpkine la reine du planning a tout prévue : Le matin, en deux temps, trois mouvements, sommier monté dans la chambre, et l’après-midi ni-une, ni-deux direction gare de Mickey afin de prendre le train et de retrouver le sud natal pour une semaine de vacances bien méritée.

Bon. Encore une fois, nous sommes dans une étape du fantasme très importante que compose ce planning concocté aux petits oignons.

-Un joli fantasme ouais.-

Parce que la réalité est bien plus drôle et incroyable.

Ce n’est pas de faire lever le Rouginou avant 10h qui a atténué ma foi. Non, celle-ci s’est étiolée vers midi, lorsque qu’arrivé à la quasi fin du créneau horaire de livraison -sans l’ombre d’un **** de pied de sommier en vue, commande annulée donc le jour même, vous l’aurez compris – pour me faire pardonner, je décide d’offrir généreuse le restaurant du midi.

On sera enfermés dehors – évidemment les clefs sont restées bien au chaud dans la valise – La même qui doit quelques heures plus tard se retrouver dans la douce chaleur du sud. Oui. C’est complètement mal barré. La loi ne me permet pas de vous révéler comment on à réussi à rentrer sans avoir à contacter un serrurier.

Mais quand-même, on en vit de ces aventures sur Paris dis-donc ! -laaaa, tu as le droit de commenter Rouginou-

Je passe sur le train retardée, et le fait que je sois tombée malade sous une chaleur écrasante, -tomber malade à cause du froid c’est trop hasbeen- mais eyh ! Elles étaient top ces vacances !

Depuis j’ai bien finie par être livrée quand-même… Mais c’est une autre histoire. Au moins, lorsque je me couche maintenant, je me dis que je suis exactement 25 cm plus près des étoiles… – Gattaca Style toi même tu le sais –

Je me sens vieille….

See you soon space cowboy !

« Des poils et des Os… #5 »

Quand y’a un doute, c’est qu’il n’y en a pas.

Rouge – 2017

C’est un peu comme du Magritte, cette phrase.

Si tu commence à te poser une question, il se peut en effet que tu sois déjà dans une certaine réalité.

Tu ne te poserais pas la question sinon. C’est un peu comme si tu avais un panier de fruits devant toi, des pommes au hasard. Des pommes jaunes, et au milieu une pomme rouge.

Bon. Tu ne vois le panier qu’une demie seconde, et tu te dis – « mmmh, je crois qu’il y avait une pomme rouge dans le lot »

S’il n’y avait pas de pomme rouge dans le panier, te poserais tu la question ?

Je laisse ça là, ça marche avec les pommes, mais en vrai : ça marche avec beaucoup, beaucoup de choses dans la vie.

See you soon space cow boy !

« I’ll be a woman soon… »

Jusqu’à un certain âge, je ne pouvais pas mettre de pantalons car « c’était pour les garçons », par la suite, je n’ai portée que ça.

Mais depuis que je suis sur Paris, je préfère être à poil il y a une certaine liberté de mouvement, d’assurance. J’estime pouvoir porter ce que je souhaite quand je le souhaite. Alors nous ne sommes pas encore au Japon, ou en Angleterre; beaucoup du à notre mentalité, mais on peut avoir un petit aperçu sur Paris… Tout petit, de ce qui est la liberté d’être un être non-genré.

La femme moderne est un fantasme

A vrai dire, entre ce que j’imaginais être LA femme lorsque j’étais petite et la réalité. – J’extrapolais déjà sur plus de dix ans –

C’était un véritable fantasme, comme de se fantasmer une vie entière. Avec tout le fard et les dimensions… Tellement « propre »… Sans douleurs, sans émotions, et surtout sans quotidien. Ce quotidien qui dénature le fantasme, le rend moins brillant, plus âpre, plus rugueux…

Laissons la toute petite fille raconter sa propre idée de celui-ci.

One day…

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