« La mémoire relative »

Je regrette le temps ou j’étais serveuse.

Quand j’y repense, je ne regrette pas les horaires de dingue, les ‘mauvais’ clients, la fatigue que cela entraîne, bien sûr. Je ne me souviens que des bon côtés.

Les clients que tu prenais plaisir à chouchouter, les échanges que tu pouvais avoir avec eux. Dans une certaine mesure, c’est l’ambiance du Paris des ‘coupures’ qui me manque.

Prendre un café dans un autre restaurant à la fin du premier service et redevenir cliente pour quelques heures. Accueillir les touristes et se dire que s’ils ont passés un bon séjour, c’est en partie un peu grâce à toi.

Collectionner les sous-bocks ou les notes où ils ont laissés un mot à la serveuse. (en plus du pourboire)

Je me souviendrais toute ma vie de mon premier service en tant que serveuse.

Je me souviendrais du fan de Zelda qui m’a demandé en mariage.

De la fan de Zelda qui m’a demandée en mariage.

Des flics qui me pensais Franc-maçonne (Seriously ?).

De ma recherche d’appartement avec l’aide du gérant du bar d’à-côté.

Des fermetures du samedi soir sur les grands boulevards.

Des mollets de fou après plus de 50h par semaine de service à l’étage.

De la table familiale, (mais genre graaaande famille) de sortie au restaurant à chaque match au parc des princes (un peu beauf, mais tellement adorable).

Des petits gars à la rue, à qui l’on filait 2-3 trucs à la fermeture.

Du patron du restaurant d’une autre rue qui terminé le service à la même heure et venait discuter le temps que l’on ferme.

Autant d’anecdotes et plus encore… J’aime ma situation actuelle, elle me permet de faire pleins d’autres choses, mais…

C’est juste différent en fait. Comme si l’on avait vraiment plusieurs vies.

See you soon space cowboy !

2 réponses sur “« La mémoire relative »”

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